Flash/Ajax vs XHTML
Nous avons régulièrement des débats, avec nos clients ou entre nous, sur la technologie à utiliser pour un site, et pourquoi.
Flash est une technologie Adobe, devenue une véritable machine virtuelle, comparable à Java (Yakov Fain, in http://java.sys-con.com/read/234003.htm). AJAX est une idée technologique, consistant à utiliser conjointement Javascript, le DOM (Document Object Model) et les requêtes XHR (XMLHttpRequest). Aucune de ces technologies n’est nouvelle, mais plusieurs librairies (Prototype, Scriptaculous) en rationalisent l’usage. XHTML est la version actuelle du HTML. Elle est plus structurante que l’HTML, et permet, grâce à l’usage conjoint de CSS, une bonne séparation contenu/forme.
L’XHTML est lu par le navigateur. Ajax et Flash peuvent être utilisés pour présenter des éléments d’une page (graphique, menu, élément d’interface, etc), ou bien pour servir d’interface complète à un système d’information (nous utiliserons alors le terme full Flash, ou full Ajax, bien que ce dernier soit une notion un peu floue). Dans ce cas, le navigateur affiche un conteneur opaque, et la navigation dans le système d’information est déléguée à l’Ajax ou au Flash.
Le distingo primordial à opérer avant de choisir les technologies à utiliser est le suivant : le site est-il une application souveraine ou une application passagère ?
Nous parlerons, comme les anglo-saxons, d’applications ou de fonctions passagères pour qualifier une utilisation occasionnelle. Par exemple, la recherche d’adresse dans un annuaire pour monsieur tout le monde est une fonction passagère.
Pour qualifier les applications utilisées en continu tout au long de la journée de travail, nous utiliserons par contre le terme d’application souveraine. Pour rester sur le même exemple, la recherche d’adresse dans un annuaire pour un opérateur des renseignements téléphoniques est, elle, une fonction souveraine.
Sébastien Brunot, in http://www.itrmanager.com/article_tribune.php?oid=71
Dans le cas d’une application passagère, la priorité doit être donnée à l’interopérabilité, suivant notamment les préconisations de Tim Berners-Lee relatives au web sémantique. En bref, un contenu accessible (aux handicapés, notamment), une structuration explicite et récurrente de l’information, une séparation totale du contenu et de sa présentation, des uri uniques et signifiants. Dans le cas d’une application souveraine, la priorité doit être donnée à l’ergonomie et à la rapidité. Dans une application que l’on utilise toute la journée, une seconde de moins sur une ouverture ou un enregistrement font une vraie différence, simplement parce que l’opération est répétée très souvent. Dans les grandes lignes, l’XHTML est adapté aux applications passagères, le full Flash ou le full AJAX est adapté aux applications souveraines.
Sans développement spécifique, le full Flash et le full Ajax ne respectent pas la règle de l’URL unique (chaque page doit avoir une URL signifiante et unique). Cela pose de nombreux problèmes aux moteurs de recherche, qui se comportent, rappelons-le, comme des utilisateurs aveugles: ils ne voient pas les images, et il faut que tous les liens soient lisibles pour qu’ils soient suivis. Un lien généré en Ajax ou en Flash, dans le cadre d’une application plus vaste, ne sera pas suivi par Google, parce qu’il n’exécutera pas l’application. Il se contentera de lire le contenu XHTML de la page, et de suivre les liens. Autre point découlant du précédent, sans développement spécifique, le bouton retour du navigateur ne donne pas le résultat attendu. En effet, le navigateur affiche des pages les unes après les autres. Quand on utilise une application full Flash/Ajax, on fait des choses les unes après les autres, mais le navigateur ne voit qu’une seule page, sur laquelle nous passons beaucoup de temps (et pour cause).
Nous utilisons aujourd’hui 2 architectures d’applications passagères qui nous semblent satisfaisantes…
Site en XHTML, avec ou sans ajout de composants Flash ou de fioritures AJAX, 1 page par contenu, liens signifiants avec url rewriting. A l’exception de l’url rewriting, c’est le cas du site que nous avons développé pour le SNELAC (Syndicat National des Espaces de Loisirs, Animaliers et Culturels).
Site full Flash, avec équivalent XHTML complet et redirection XHTML->Flash. C’est le cas du site Relay.
Et pour les applications souveraines…
Notre préférence va vers le full Flash, avec Senso System, notre Rich Internet Application de gestion de contenu.

septembre 20th, 2006 at 14:53
Permettez-moi de vous posez la question :
pourquoi le site de votre société n’a t-il pas d’URI ?
septembre 20th, 2006 at 15:00
Bonjour,
je ne suis pas sûr de comprendre, mais il me semble que l’uri du site de note société est simplement http://www.semiodesign.com.
cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Uniform_Resource_Identifier
Cordialement,
Arnaud
août 9th, 2007 at 16:29
D’après ce que j’en sais mais je ne suis pas sûre de comprendre où ton visiteur veut en venir, l’URI, à la différence de l’URL, est un lien permanent où l’on peut accéder aux ressources web. Si l’URL tombe car tel service n’a pas été renouvelé ou autre, l’URI permet lui d’accéder au site.
Mais c’est aussi un canton suisse ! Kanton Uri.